Je n'ai jamais rencontré un projet qui avait échoué à cause du langage choisi. J'en ai vu beaucoup échouer parce que personne n'avait parlé aux gens qui allaient s'en servir.
Je travaille au croisement de trois mondes qui se parlent rarement : les utilisateurs, qui connaissent le métier mieux que quiconque ; la direction, qui a besoin de voir et de décider ; et la machine, qui n'accepte aucune approximation.
Mon rôle, c'est d'être le traducteur entre les trois. C'est pour ça que je code, que je cartographie, que je déploie et que je forme — pas par goût du couteau suisse, mais parce qu'une chaîne se casse toujours à l'endroit où plus personne ne comprend l'autre.
— et parce que j'aime vraiment ça, aussi.Un détail, tant qu'on fait connaissance : à l'état civil je m'appelle Saadoukou Ouedraogo. Tout le monde m'appelle Sidiki, et en ligne c'est sidikicodeur. Les trois désignent la même personne.